Calculateur d’Indemnité Compensatrice de Congés Payés
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Comprendre l’indemnité compensatrice de congés payés
L’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) représente la somme versée à un salarié pour compenser les jours de congés payés acquis mais non pris avant son départ de l’entreprise. Cette indemnité est due quelle que soit la raison du départ : licenciement, démission, rupture conventionnelle, départ à la retraite, fin de CDD ou rupture de période d’essai.
Le droit aux congés payés en France est régi par le Code du travail (articles L3141-1 à L3141-33). Chaque salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois travaillé, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète. La période de référence s’étend du 1er juin de l’année précédente au 31 mai de l’année en cours.
Les deux méthodes de calcul obligatoires
La législation française impose de calculer l’indemnité selon deux méthodes différentes et de retenir le montant le plus favorable au salarié. Cette règle protège les droits du travailleur en garantissant une compensation équitable.
Cette méthode calcule l’indemnité comme si le salarié avait continué à travailler pendant ses congés. Elle correspond au salaire qu’il aurait perçu durant cette période.
Exemple : Un salarié gagne 2 400 € brut par mois et a 8 jours de congés non pris. Avec 21,67 jours ouvrés moyens par mois : (2 400 ÷ 21,67) × 8 = 886,17 €
Cette méthode se base sur 10% de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence, proportionnellement aux jours de congés restants.
Exemple : Pour un salaire annuel de 28 800 € et 8 jours non pris : (28 800 ÷ 10) × (8 ÷ 30) = 768 €
Situations concernées par l’ICCP
L’indemnité compensatrice de congés payés s’applique dans toutes les situations de rupture du contrat de travail, que l’initiative vienne du salarié ou de l’employeur.
| Type de rupture | Droit à l’ICCP | Modalités de versement |
|---|---|---|
| Licenciement | Oui, obligatoire | Avec le solde de tout compte |
| Démission | Oui, obligatoire | Au dernier jour travaillé |
| Rupture conventionnelle | Oui, obligatoire | Lors du départ effectif |
| Départ à la retraite | Oui, obligatoire | Dernier versement de salaire |
| Fin de CDD | Oui, obligatoire | Avec le solde de tout compte |
| Rupture période d’essai | Oui, obligatoire | Immédiatement |
Jours ouvrables vs jours ouvrés
La distinction entre jours ouvrables et jours ouvrés est essentielle pour calculer correctement les congés payés. Cette différence impacte directement le décompte des jours de congés.
Les jours ouvrables correspondent à tous les jours de la semaine sauf les dimanches et jours fériés légaux. Cela représente 6 jours par semaine (du lundi au samedi).
Décompte légal : 30 jours ouvrables = 5 semaines de congés par an
Les jours ouvrés sont les jours effectivement travaillés dans l’entreprise. Pour la plupart des salariés, cela correspond à 5 jours par semaine (du lundi au vendredi).
Équivalence : 30 jours ouvrables = 25 jours ouvrés environ
Pour une semaine de congés, on décompte 6 jours ouvrables (lundi au samedi) ou 5 jours ouvrés (jours effectivement travaillés). Le calcul de l’indemnité doit tenir compte de cette distinction pour garantir la justesse du montant versé.
Exemples de calcul détaillés
Cas 1 : Salarié à temps plein avec salaire mensuel fixe
Situation : Marie gagne 2 200 € brut par mois et quitte son entreprise avec 12 jours ouvrables de congés non pris.
Calcul méthode du maintien :
Salaire journalier = 2 200 € ÷ 21,67 = 101,52 €
Conversion en jours ouvrables = 12 jours ouvrables ≈ 10 jours ouvrés
Indemnité = 101,52 € × 10 = 1 015,20 €
Calcul méthode du dixième :
Salaire annuel = 2 200 € × 12 = 26 400 €
Dixième = 26 400 € ÷ 10 = 2 640 €
Indemnité = 2 640 € × (12 ÷ 30) = 1 056 €
Résultat : Marie reçoit 1 056 € (méthode du dixième plus favorable).
Cas 2 : Salarié avec rémunération variable
Situation : Thomas a perçu 32 000 € brut sur la période de référence (salaire + primes) et a 7 jours ouvrables non pris.
Calcul méthode du maintien :
Salaire mensuel moyen = 32 000 € ÷ 12 = 2 666,67 €
Salaire journalier = 2 666,67 € ÷ 21,67 = 123,05 €
Jours ouvrés = 7 jours ouvrables ≈ 5,83 jours ouvrés
Indemnité = 123,05 € × 5,83 = 717,38 €
Calcul méthode du dixième :
Dixième = 32 000 € ÷ 10 = 3 200 €
Indemnité = 3 200 € × (7 ÷ 30) = 746,67 €
Résultat : Thomas reçoit 746,67 € (méthode du dixième plus favorable).
Cas 3 : Fin de contrat avant la fin de la période de référence
Situation : Sophie a travaillé 8 mois dans l’entreprise (du 1er octobre au 31 mai) avec un salaire de 1 900 € brut. Elle a acquis 20 jours ouvrables (8 mois × 2,5 jours) et n’en a pris aucun.
Calcul méthode du maintien :
Salaire journalier = 1 900 € ÷ 21,67 = 87,69 €
Jours ouvrés = 20 jours ouvrables ≈ 16,67 jours ouvrés
Indemnité = 87,69 € × 16,67 = 1 461,77 €
Calcul méthode du dixième :
Rémunération période = 1 900 € × 8 = 15 200 €
Dixième = 15 200 € ÷ 10 = 1 520 €
Indemnité = 1 520 € × (20 ÷ 20) = 1 520 €
Résultat : Sophie reçoit 1 520 € (méthode du dixième plus favorable).
Questions fréquentes
Tableau de conversion rapide
Ce tableau vous aide à convertir rapidement les jours ouvrables en jours ouvrés pour faciliter vos calculs selon votre convention collective.
| Jours ouvrables | Jours ouvrés (approximatif) | Équivalent en semaines |
|---|---|---|
| 6 jours | 5 jours | 1 semaine |
| 12 jours | 10 jours | 2 semaines |
| 18 jours | 15 jours | 3 semaines |
| 24 jours | 20 jours | 4 semaines |
| 30 jours | 25 jours | 5 semaines (congés annuels complets) |
Points de vigilance
Sources réglementaires
Les informations présentées sur cette page s’appuient sur les textes législatifs et réglementaires suivants :